Pourquoi vos formations sécurité s’oublient-elles dès la sortie de la salle ?
Quatorze heures. Salle de réunion du deuxième étage, stores à moitié baissés, un diaporama de quarante-cinq slides sur les risques de chute de hauteur. Les participants hochent la tête, signent la feuille de présence, retournent sur le terrain. Trois semaines plus tard, demandez-leur ce qu’ils en ont retenu.
Vous connaissez la réponse.
Le problème n’est pas le contenu, c’est le format
Les directions Prévention font un travail sérieux. Les contenus sont justes, les obligations sont couvertes, le Code du travail impose d’ailleurs à l’employeur d’organiser une formation pratique et appropriée à la sécurité, et elle a lieu.
Le problème est ailleurs. Un slide se regarde. Il ne se vit pas.
Les affiches aussi font ce qu’elles peuvent. L’OPPBTP et l’INRS mettent à disposition des supports de sensibilisation bien conçus, téléchargeables par tous. Combien sont réellement lus, une fois punaisés dans le vestiaire, entre le planning des congés et le menu de la cantine ?
La sensibilisation classique repose sur un canal unique : l’information descendante. Or la prévention des risques est une affaire de réflexes, de situations, de décisions prises en quelques secondes sur un chantier ou dans un atelier. On ne construit pas un réflexe en écoutant. On le construit en faisant.
Ce que le jeu change
Posez un plateau au milieu de la table, distribuez des cartes, et observez. Les mêmes participants qui somnolaient devant le diaporama se mettent à débattre : est-ce que ce scénario est un danger grave et imminent ? Qui doit porter le harnais dans cette situation ? Le jeu ne délivre pas l’information, il la fait défendre. Chacun doit argumenter, trancher, se tromper devant les collègues et comprendre pourquoi.
C’est là que le serious game physique se distingue de son cousin numérique. Une application de formation, on la fait seul, souvent vite, parfois en pensant à autre chose. Un plateau de jeu impose la table, le groupe, la discussion. La prévention redevient ce qu’elle est vraiment sur le terrain : une pratique collective.
Ce qu’on manipule reste.
Un exemple concret, sorti de notre atelier
Coptos a fabriqué des coffrets de serious games pour la prévention des risques sur les chantiers d’un grand groupe du BTP. Chaque coffret comprenait un plateau de jeu imprimé, des cartes de sensibilisation, un livret de règles et un boîtage sur mesure. Les Directeurs de la Prévention les utilisent pour leurs formations terrain, directement sur les sites.
Le format coffret n’est pas un détail. Un bel objet, solide, pensé pour être transporté de chantier en chantier, envoie un message avant même la première partie : la prévention n’est pas une corvée administrative, c’est un sujet qui mérite qu’on s’équipe. Le soin de fabrication fait partie du dispositif pédagogique.
Ce type de support s’est installé bien au-delà du BTP. Les directions Prévention de grands groupes des transports, comme la SNCF ou Air France, travaillent avec notre atelier sur leurs supports de formation, et la Fédération Française de Tir nous fait confiance sur les siens. Les secteurs changent, la logique reste : faire manipuler plutôt que faire écouter.
De l’idée au coffret, ce que la fabrication exige
Fabriquer un serious game physique, c’est un projet d’édition miniature, et c’est précisément pour cela que peu d’imprimeurs s’y risquent. Il faut un studio PAO pour mettre en forme les contenus pédagogiques, du prototypage pour tester le plateau et les cartes en conditions réelles, une impression capable de passer du plateau rigide aux cartes à jouer, une découpe précise, et un façonnage de boîtage sur mesure pour que l’ensemble tienne, dure et voyage. Chez Coptos, toute cette chaîne vit sous le même toit, à Bagneux, ce qui permet de partir d’un contenu pédagogique brut et de livrer des coffrets finis, en petite série, sans qu’aucune étape ne quitte l’atelier.
La question à poser à votre prochaine formation
La prochaine fois que vous planifiez une session de sensibilisation, posez-vous une seule question : dans trois semaines, qu’est-ce que les participants en auront gardé ? Si la réponse honnête est « pas grand-chose », le problème n’est probablement pas votre contenu.
C’est votre format. Et ça, ça se change.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un serious game physique pour la prévention des risques ?
C’est un support de formation sous forme de jeu matériel : plateau, cartes, livret de règles, réunis dans un coffret. Contrairement à une présentation classique, il fait participer activement les salariés : ils débattent de situations à risque, argumentent et prennent des décisions en groupe, ce qui ancre durablement les bons réflexes de sécurité.
Pourquoi utiliser le jeu plutôt que des slides en formation sécurité ?
Parce qu’un slide se regarde passivement alors qu’un jeu se pratique. Le format jeu impose la table, le groupe et la discussion : chaque participant doit défendre ses choix face à des situations concrètes. La prévention y redevient une pratique collective, comme elle l’est sur le terrain.
Que contient un coffret de formation par le jeu ?
Typiquement un plateau de jeu imprimé sur support rigide, des cartes de sensibilisation, un livret de règles et un boîtage sur mesure conçu pour être transporté de site en site. Le contenu pédagogique est fourni par l’entreprise ou son organisme de formation ; l’atelier assure la mise en forme, le prototypage, l’impression et le façonnage.
Qui utilise la formation par le jeu en entreprise ?
Les directions Prévention de grands groupes, notamment dans le BTP et les transports (SNCF, Air France), pour leurs formations terrain sur les risques professionnels. La Fédération Française de Tir fait également appel à ce type de supports. Le format est transversal : il s’adapte à l’industrie, à l’énergie ou à la logistique.
Peut-on fabriquer un serious game en petite série ?
Oui. La fabrication en petite série est même la norme pour ce type de projet : quelques dizaines de coffrets suffisent souvent à équiper les formateurs d’un groupe. Un atelier qui réunit PAO, impression numérique, découpe et façonnage sous le même toit peut produire ces petites séries avec une finition soignée, du prototype au coffret final.

